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Parasha Nasso - 2 juin 2012 - par D.S. Le naziréat Ce shabbat, nous lisons la paracha de Nasso, qui reprend l'idée de l'élévation. Nasso raconte comment des hommes et des femmes peuvent s'élever à partir d'une situation de décadence. J'ai choisi de vous parler de l'épisode au centre de cette paracha, celui du naziréat. Chaque homme ou chaque femme s'éloignant de la norme, peut choisir par un engagement volontaire (néder) de devenir nazir, c'est à dire de s'élever et de se retrancher du monde pendant une durée limitée. Il va donc assumer 3 interdictions supplémentaires qui vont constituer la Torah du nazir ; il lui deviendra interdit de :
Selon le rabbin Jean Schwartz : Le vin est un exemple type pour toutes les passions qui peuvent entraîner l'homme à sa perte, physiquement ou moralement. S'éloigner du vin contribue à dominer ses passions. Egalement, selon le rabbin Schwartz, le nazir est considéré comme aussi « saint » que le grand-prêtre lui-même. Il doit observer des interdits identiques et n'a pas le droit de se rendre impur au contact d'un cadavre. Ainsi le nazir peut arriver au niveau le plus élevé de sainteté.
Le rabbin Marc Breuer a bien expliqué le paradoxe du naziréat. La Torah veut donner à chaque homme la possibilité de s'exprimer. Par exemple, ceux qui ont un caractère méditatif peuvent se retrancher du monde. Cependant, la Torah a été donnée à une société et non pas à un homme seul. C'est pourquoi le nazir commet un péché en se retirant du monde et doit conclure sa retraite par un sacrifice expiatoire. Egalement, la Torah ordonne de jouir de la vie et de ses bienfaits, ce qu'a refusé le nazir pendant un temps.
L'interdiction de consommer des éléments issus de la vigne va jusqu'à interdire au nazir de manger des pépins. Pourquoi une interdiction si forte ? Car le nazir est faible et a besoin d'être protégé de lui-même. Il accepte ces trois interdits supplémentaires, et reconnaît ses faiblesses, ce qui lui permet de commencer à les guérir. |